Ouais, sans blague. C’est en tout cas ce que révèle un sondage paru aujourd’hui dans Ouest-France. 52% des personnes interrogées estiment que le Parti socialiste ne s’oppose pas assez au gouvernement. Sans vouloir faire mon jeune merdeux qui sait tout, c’est ce que j’avais prédit après les municipales: le Parti socialiste s’est quand même sacrément reposé sur ses lauriers, et si je ne suis pas d’accord avec le PS ne s’opposerait pas, il est certain que les propositions alternatives sont en-deçà de ce que nous, militants, attendions.
Je le répète, relativisons néanmoins: ce sondage a été fait en pleine torpeur estivale, où la seule actualité socialiste se résumera sans doute à la rencontre Royal/Dalaï Lama et à la fameuse Université d’été, annuelle empoignade estivale des egos. Ce sont eux finalement qui nous foutent dans cette splendide merde, et c’est là que je suis d’accord avec la majorité des sondés, qui estiment que la situation du PS est dûe à l’incompétence chronique de ses dirigeants. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant.
Ce sondage est un peu fourre-tout, mais a le mérite de la clarté, même si la lecture qu’on peut en faire est hasardeuse: s’il est vrai que 41% des sondés souhaitent une alliance avec le MoDem, 30% souhaitent une alliance avec les autres partis de gauche et… 18% avec le futur NPA. C’est donc prioritairement des alliances à gauche qui sont souhaitées, et cela, il faudra le retenir lors des prochaines échéances.
En clair, s’il est certain que ce sondage utilise un procédé fourre-tout et une période propice à ce genre de considérations, il révèle néanmoins une évidence: le PS n’est pas sexy. Le PS n’est pas visible, n’est pas audible. Et ce, que ce soit localement ou nationalement. Soyons clair: l’Université d’été ne changera absolument rien à la donne, la bataille des egos va juste débuter, pour ne finir qu’en novembre. A croire que chez nous, le cycle est toujours le même: “primaires”, vote, échéances, satisfaction ou déception, et re-belote.
Le fond? Je crains que nous ne devions attendre le Congrès pour en savoir plus. Même si les contributions sont intéressantes, elles n’ont que peu de perspectives puisque le débat n’est évidemment pas public, et surtout parce que ces idées-là, on attend que quelqu’un les défende enfin. Peut-être, un jour.
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